Peut-être vous souvenez-vous du film Iceberg ?
Un film dont seulement 10 copies ont été diffusées en France qui a rassemblé environ 60 000 spectateurs, beaucoup et si peu. Un film que des milliers de cinéphiles ou non auraient du voir. Leurs vies en auraient été illuminées... j'exagère à peine. Un film dans la grande lignée des burlesques d'antan... vous souvenez vous au siècle dernier: Jacques Tati, Pierre Etaix, Chaplin, Keaton, Les Marx Bothers...
Il y a des films inoubliables. Iceberg en fait parti. Ce petit chef-d’œuvre de poésie, d'humour, d'amour était réalisé et interprété par Dominique Abel , Fiona Gordon, Philippe Martz avec Bruno Romy l'un des membres fondateur de ce trio de réalisateurs.
S
i je vous parle de ce film, c'est que ces trois acolytes vont sortir mercredi prochain 10 septembre 2008 leur nouveau film : Rumba présenté par Mk2 et Courage mon amour
Le synopsis :
Fiona et Dom sont instituteurs dans une école de campagne. Ils partagent une passion pour la danse latino et sont très amoureux. Les week-ends, ils écument les concours de danse régionaux. Leur maison regorge de trophées.
Une nuit, de retour d'un concours, ils tentent d'éviter un suicidaire maladroit, planté au milieu de la route. Leur voiture s'écrabouille contre un mur. Et leur vie bascule...
La rencontre:
J'ai eu le bonheur de rencontrer hier Abel, Fiona et Bruno Romy. Une rencontre avec trois passionnés de la vie du mouvement, du rire et de l'optimisme.
En fait d'optimisme il s'agit plutôt de réalisme. Tous les trois sont des clowns par formation et par passion. En les interrogeant sur ce qui les a conduit à réaliser Rumba, je me suis rendu compte que leur union, était faite du bonheur de faire partager leur créativité issue d'un regard attentif du monde qui les entoure.
Les clowns et la dérision ne font qu'un, pourtant à aucun moment on ne sent de moquerie ont ou d'arrogance dans les propos de ces réalisateurs comédiens.
Issus du théâtre ils réalisent leurs films un comme s’ils montaient et jouaient une pièce.
Au moment où le metteur en scène lance les mots : Action ! On tourne !
On peut imaginer qu'il n’y aura qu'une seule prise.
Comme au théâtre devant son public, quand le jeu est lancé l'action ne s'arrête plus. Bien sûr, dans l'idéal, car au cinéma on peut se permettre des reprises.
Cependant leurs techniques de tournage qui est faite de plans séquences relativement long ne permettent pas vraiment d'interrompre une prise. Ceci donne une dynamique tout à fait particulière à leur manière de jouer et de réaliser.
Pour préparer Rumba il a fallu un an de répétition pour caler d'une manière extrêmement précise ce qui peut parfois sembler être de l'improvisation.
Chaque expression, chaque geste, chaque lumière, chaque décor sont longuement préparés de telle manière à donner aux spectateurs une connivence avec l'image créée proche de celle du théâtre dans la relationpublic, acteurs .
Même si Rumba est une comédie dramatique l'objectif est de faire rire un public qui doit lui-même faire une démarche spontanée vers l'histoire qui lui est racontée. Les dialogues sont quasiment inexistants un peu comme dans les films de Jacques Tati. La chorégraphie, l'ensemble des mouvements et des cadrages font penser aussi à Jacques Tati, Pierre Etaix mais aussi Buster Keaton ou encore Charlie Chaplin.
Le cinéma d'Adèle de Fiona et Bruno fait rire : mais rire de qualité, un rire d'émotion, un rire du cœur et de l'esprit.

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