Oui, tout doucement... Retour du festival d'animation à Annecy, je n'avais pas envie de m'arracher aux images visionnées, aux rencontres intenses vécues au cours de ce festival. Alors, comment faire pour aller de ci, de là, pour caresser le soleil, saisir les nuages, sentir les prés... Entendre croustiller les miettes d'un bout de pain... assis contemplant les horizons brumeux d'une matinée de printemps. Ne plus vouloir bouger. Juste écouter, humer, respirer...doucement. Une intersection, un chemin inconnu. Se perdre vers le soleil... attraper le vent, se retrouver. Un bonheur distinct, don du silence d'un village endimanché dans sa sieste. Les arches du pont liant des rives lascives posées sur les graves chantantes attisées par la nonchalance du courant d'amont.

Dés
irer embrasser les blés ondulant sous la brise vibrante juste après le zenith...
Puis rêver le regard perdu vers le ciel strié des vols migrateurs chantant des lointains magiques. Tout doucement...